Fiche Technique
Nom officiel : République d´Ouzbékistan
Capitale : Tachkent
Superficie : 447 800 km2 (France: 543 965 km2), soit l'équivalent de la Californie (411 012 km2).
Monnaie : C'est le soum ouzbek (uzs), non convertible en dehors du pays.
Le taux de change en avril 2005 était de 1euro = 1390 soum.
Le soum est la seule devise légale en Ouzbékistan. Le dollar américain est une devise étrangère reconnue.
Divisions administratives : 12 provinces et la république autonome de Karakalpakie.
Langue officielle : Ouzbek.
Langues parlées : Le russe est la langue fédératrice, pratiqué dans l´ensemble du pays mais on trouve d'autres langues comme le tadjik, le kasak, le karakalpak…Au total, on estime à peu près à une centaine de langues (dialectes compris) utilisés en Ouzbékistan.
Population : 26 000 000 habitants.
Décalage horaire : Avec la France, le décalage est de 3h en été et de 4h en hiver.
Composition ethnique : Plus de cent nationalités cohabitent en Ouzbékistan. Les Ouzbeks sont majoritaires dans la vallée du Ferghana et à Tachkent, les Tadjiks à Samarkand et à Boukhara.
Il existe aussi d´importantes communautés russe, allemande, coréenne…
Religion : La population est à 84 % musulmane.
Climat : Le climat est de type continental, très sec et froid en hiver, très chaud en été. Les inter-saisons sont peu marquées. De mi-juin à début aout, le mercure peut dépasser les 40 degrés, atteignant fréquemment les 50 degrés à l´ouest et dans le sud du pays. Inversement, les températures peuvent atteindre -40 degrés en janvier en Karakalpakie.
Tableau des moyennes hautes et basses températures et pluviométrie
Moyenne hautes température |
Moyenne basses température |
Pluviométrie mm |
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Janvier Février Mars Avril Mai Juin Juillet Aout Septembre Octobre Novembre Décembre |
6 degrés c. 8 degrés c. 14 degrés c. 22 degrés c. 27 degrés c. 33 degrés c. 36 degrés c. 34 degrés c. 28 degrés c. 28 degrés c. 14 degrés c. 8 degrés c. |
3 degrés c. -2 degrés c. 4 degrés c. 9 degrés c. 13 degrés c. 17 degrés c. 19 degrés c. 17 degrés c. 12 degrés c. 12 degrés c. 3 degrés c. -1 degrés c. |
56 mm 48 mm 71 mm 63,5 mm 33 mm 7,5 mm 5 mm 2,5 mm 5,1 mm 33 mm 46 mm 53 mm |
Géographie
L´Ouzbékistan est situé au Coeur de l´Asie centrale et s´étend de la mer d´Aral à l´ouest jusqu´au massif du Pamir à l´est. La capitale du pays Tachkent se situe presque à la frontière du Kazakhstan.
L'Ouzbékistan possède des frontières communes avec cinq pays : le Turkménistan à l'ouest, le Kazakhstan au nord et à l'est, le Kirgizistan, le Tadjikistan et une petite partie de l'Afghanistan au sud. Le plus important cours d'eau d'Asie centrale est l'Amoudaria qui fait en grande partie office de frontière avec le Turkménistan et l'Afghanistan.
Le pays est une alternance de vallées fertiles, de montagnes et de déserts. Les deux tiers du pays, principalement à l'ouest, sont constitués de steppes et de déserts, interrompus seulement par le delta de l'Amoudaria, qui se déverse dans la mer d'Aral.
Le relief est un peu plus prononcé à l'est, vers les montagnes situées dans les pays limitrophes où se trouvent les sources des fleuves qui irriguent le pays.
Les terres les plus fertiles, où vit la majorité de la population, sont situées dans les vallées, à proximité des plaines alluviales et des trois fleuves de l'Ouzbékistan : l'Amoudaria, Syrdaria et Zerafchan.
Administration -Agriculture
Le pays est divisé en douze régions. Au nord-ouest, la République autonome de Karakalpakie, occupe à l'ouest de la mer d'Aral quelque 164 900 km2, soit prés de 37 % du territoire national.
L´agriculture de l´Ouzbékistan est riche et développée. Le climat permet la culture du coton, (le pays est le 5ième producteur du monde), du blé, des vignes, du tabac, du ma?s...
Richesses naturelles
Le sous-sol est très riche en pétrole, en gaz naturel, (le pays est le 9ième producteur de gaz naturel), en charbon et en or. On trouve des eaux minérales et curatives à Tachkent et à Samarcande.
Industrie
L´industrie du pays est diversifiée. On dénombre de multiples secteurs liés à la métallurgie, la construction des avions, la construction automobile, les constructions mécaniques, les industries textiles, alimentaires et chimiques. Plus d'un million d´ouvriers oeuvrent dans ce secteur.
Histoire
Histoire et modernité, passé et présent, sont indissociables. Les histoires, les mythes, les traditions et coutumes, les documents se mêlent et se transmettent de génération en génération. De chaque époque témoignent les monuments culturels et matériels des anciennes villes. Tout ceci constitue la mémoire du folklore, le berceau de l'histoire du pays.
La République d'Ouzbékistan est un pays d'une ancienne civilisation. Des milliers de monuments archéologiques et architecturaux sont dénombrés sur le territoire.
Avec le patrimoine scientifique et les musées, chacun peut découvrir une foule de manuscrits et d'objets qui certifient l'âge ancien du pays. L'histoire de l'Ouzbékistan sa culture, sa destination, ses liens économiques et sociaux sur le territoire sont plus que millénaire ( plus de 2 millenaires et demi).
Les Ouzbeks se sont battus pour leur indépendance contre les envahisseurs durant des siècles. Située à la croisée de la route de la soie, la région a joué un rôle important dans le dialogue entre les différentes civilisations. Prospère dans les temps anciens, puis durant le régne des Samanides et Timourides, elle a été impliquée, lors de cette époque, dans les relations économiques internationales.
Age préhistorique
Les premières traces de civilisation en Ouzbékistan se situent à l'époque du paléolithique (de 700000-600000 à 100000 avant JC). Du matériel d'agriculture de cette période a été trouvé dans l'oasis de Zeravshan et dans les montagnes de Bay suntau. La période paléolithique est divisée en trois périodes,
Dans la grotte de Selungur fut trouvé des restes humains (fergantrop) qui appartenait à la période de Ashel ( de 700-500 à 150 000 avant JC).
L'homme de Neanderthal apparut en Asie Centrale à l'âge du paleolithique (environ 100-40 000 avt JC). A cette période, il s'était installé à travers tout le territoire de l'actuel Ouzbékistan. Des emplacements funéraires ont été découverts dans la grotte de Teshiktash témoignant de pratiques religieuses.
Il ya 7000 mille années de cela, les premiers tribus se formérent. L'homme de Neanderthal apprit alors à utiliser le bronze et le fer au lieu de la pierre pour leurs outils. Cueillette et chasse étaient leurs préoccupations majeures et furent remplacées par l'agriculture et l'élevage de bétail. Les communautés fermières s'organisérent sur un modéle étatique apparu dans la fertile oasis de Baktria, Khorezm, Sogdiana et Parthia. D'autres sources mentionnent de telles oasis au premier millénaire avant JC.
Période d'Alexandre Le Grand
En 334 av JC, Alexandre Le Grand envahit l'Asie. Il conquit l'Asie mineure, la Syrie, la Phoenicie, l'Egypte et l'Iran. Il entra sur le territoire de l'Asie Centrale au printemps 329, traversant les montagnes Hindukush. Bess, Satrap de Bactria et Sogd, qui avait accepté le titre de Roi et le nom de Artakserks quitta Bactria et s'enfuit sur l'autre rive de l'Amou Daria. Mais il ne pouvait éviter Alexandre le Grand. Il fut trahi par deux récents partisans, Spitamen et Datafern qui l'emprisonnérent. Ils envoyérent leurs messagers à Alexandre Le Grand qui leur offrit son soutien contre la capture de Bess. A Nautak (au nord-ouest de la vallée de Kashkadarya), Alexandre conquit plusieurs forteresses, Ayant laissé leur garnison à Maakand, il visita la terre de Saks, Syrdarya. Sur le chemin de Marakand, les macédoniens ont du faire face à la resistance de la population locale, les Usturshan. Alexandre fut sérieusement blessé. Les « barbares du fleuve » commencérent à se revolter lors de la défaite des garnisons macédoniennes, A la m ê me période, les Sogdiens menés par Spitamen commencérent à se révolter. Les Sogdiens rejoignirent les Bkatriens. Spitamen résista ouvertement contre Alexandre et stoppa la progression de la garnison à Marakanda. Sur une très courte période de temps, sur la rive du Syrdarya, les Macédoniens construisirent leur forteresse d'Alexandria Distant (Alexandria Eskhata). Alexandre fit la paix avec les Saks et combatit Spitamen. Les actions menées par l'armée Grecque-Macédonienne sur le territoire de Sogd, de l'automne 329 jusqu'à l'automne 328, n'apporta pas les résultats escomptés par Alexandre Le Grand. Après deux années de batailles infructueuses, il changea de tactique et se rapprocha des élites locales. Kwint Kursye Roof écrivit : « Il ordonna de donner les villes et les terres à ceux qui auraient resisté à ces barbares. ». Il put ainsi impliquer un nombre important de dynasties locales et former des contingents militaires avec des Sogdians. En automne 328, la bataille décisive entre Aleaxandre et Spitamen eut lieu. Celui-ci perdit et s'enfuit dans le désert où il fut tué par ses récents alliés. Apres avoir conquis les forteresses de Horien et Oxiart dans les montagnes, Alexandre se maria avec la fille de Oxiart, Roxanne de la noblesse locale. Apres avoir nommé le roi de Sogd, Oropiya, un représentant de l'élite Sogdienne, il finit la conquête de l'Asie Centrale. Traversant l'Amou Darya, durant l'été 327, il passa l'Hindukush et commenca sa fameuse campagne indienne.
Période de l'invasion arabe
La conquête de l'Asie Centrale par les arabes Islamiques terminée au 8ième siècle après JC apporta à la région une nouvelle culture. Les arabes envahirent en premier Mawarannahr au milieu du 7ième siècle par des raids sporadiques durant leur conquêtes de la Perse.
Des sources valables suggérent que les Sogdiens et autres peuples Iranien d'Asie Centrale étaient incapables de défendre leurs terres contre les arabes à cause de leur divisions internes et le manque de figure forte. Les arabes d'autre part étaient menés par un brillant général, Qutaybah ibn Muslim et furent aussi hautement motivés par le désir d'étendre leur nouvelle foi (officiellement débutant en 66 après JC).
A cause de ces facteurs, la population de Mawarannahr fut aisément conquise. La nouvelle religion se répandit comme une tâche d'huile dans la région. Les cultures d'origine déjà en place furent supplantées par les influences Perses avant l'arrivée des arabes, et à leur tour le seront dans les siècles qui suivront. Néanmoins, la destinée de l'Asie Centrale comme région islamique était fermement établie par la victoire des arabes sur les armées chinoises en 750 lors d'une bataille du fleuve Talas. Sous la loi arabe, l'Asie Centrale conserva beaucoup de ces caractères originaux, elle resta un important centre de culture et de commerce pendant des siècles après la conquête arabe. Cependant jusqu'au dixième siècle, le langage du gouvernement, la littérature, le commerce étaient arabes. Mawarannahr continua à être une figure politique importante dans les affaires régionales comme elle avait été pendant plusieurs dynasties Persanes. En fait, les Abbasides Caliphate qui gouvernèrent le monde arabe pendant 5 siècles à partir de 750, furent établis grâce à une formidable soutien des partisans de l'Asie Centrale dans leur lutte contre le califat régnant de Umayyad.
Au sommet de la gloire des califes Abbasides au huitième et neuvième siècles, l'Asie Centrale et Mawarannahr vécut un âge d'or. Bukhoro devint un des centres d'apprentissage, de la culture, des arts du monde musulman, sa magnificence rivalise avec des centres culturels contemporains comme Baghdad, le Caire et Cordoue. Quelques uns des plus grands historiens, scientifiques et géographes ayant marqué l'histoire et la culture islamique étaient natifs de la région.
Comme les califes abbasides commencaient à faiblir et que les états locaux islamiques émergeaient comme gouverneurs d'Asie Centrale, le langage Perse recommenca à jouer un rôle prépondérant dans le langage, la littérature et le gouvernement. Les chefs d'Etat de l'Est de l'Iran et de Mawarannahr étaient Perses. Sous les Samanides et les Buyides, la riche culture de Mawarannahr continua à prospérer.
La dynastie des Samanides
Au debut du 9ième siècle, Asad ibn Saman avec ses fils se démarquèrent des dynasties locales et étendirent leur influence en aidant les arabes à reprimer les rebelles menés par Rofe ibn Lays. Leur ancêtre Saman était issu d'une riche famille de Fergana. En retour de leur service sous les ordres du Caliphe al Mahmur, le gouverneur de Horasan, Gassan ibn Abbas, nomma les fils de Aasd gouverneurs d'importantes villes. A Nuh fut donné Samarkand, à Ahmad, Ferghana, à Yahya, Shash et Usturshona, à Ilyas, Herat. Les Samanides obtinrent leur autonomie des califes arabes et Tahirides, autre dynastie locale. Ahmed unifia toutes les villes et territoires. Sous le contrôle de ses frères, il forma un grand état. Son fils Nasr gouverna Samarkand, poursuivit la politique d'autogouvernement de Ahmed.
En reconnaissance de l'indépendance de Nasr, le Calife Mutadim accepta sa souveraineté au-delà de Maveraunnakhr avec la capitale de Samarcande. En 892 Ismail, le frère de Nasr devint l'émir de Maveraunnakhr. Boukhara lui fut donnée en 874. Dans l'année 900, Ismail gagna une bataille contre les Saffârides, autre dynastie locale. Plus tard, le Khorasan, Seyistan furent incorporés dans l'état Samanide.
Jusqu'en 999, le Khorasan fut régi par la loi Samanide. Son fils Ahmed (907-914) succéda à Ismail. Durant le règne de Nasr II (914-943), les enseignements de Karmad se répandirent dans tout le pays. Nuch II (943-954) les combattit avec force. Durant le règne des Samanides dans le Maveraunnakhr, l'artisanat et la culture prospérérent. De grands bâtiments majestueux furent érigés, le commerce international devint important. La grande route de la soie fut relancée et beaucoup de villes reconstruites. De nouveaux centres de tissage, de poterie et de menuiserie se développèrent.
A l'intérieur des villes, on retrouve toujours des caravansérails, des médersas et des mosquées. De grands étudiants comme al-Khorezmi, Al-Ferghani, Al-Farabi, ibn Sina, Beruni, Narshahi et beaucoup d'autres vécurent à cette période la. Durant le règne de Mansoor et Nuh (954- 964), l'état s'affaiblit lentement. En 999, les Karakhanids prirent le contrôle du pouvoir. Le dernier représentant de la dynastie Samanides fut assassiné en 1005.
L'invasion des Mongols et l'apparition de Tamerlan dans les pages de l'histoire
En 1221, l'ensemble de l'Asie Centrale était sous le règne de Gengis Khan. Les villes furent détruites avec leurs systèmes d'irrigation, plus de cent milles personnes ont été réduites en esclavage. Après la mort de Gengis Khan, son fils Chagatay lui succéda.
Dans la seconde moitié du 14ième siècle, le Grand Amir Temur prit le pouvoir après avoir détruit Ulus de Chagatay. ?
Tamerlane, nom connu en Europe, est en fait un mélange de son nom persan, Timur-i-Leng signifiant « Timur le Boiteux ». Le mot Timur en turc signifie « fer ». C'était un nom approprié pour l'homme qui allait devenir le dirigeant d'un immense empire s'étendant de Delhi jusqu'en Anatolie. Sa vie fut une succession de guerres, de boucherie et de brutalités jamais surpassées jusqu'alors.
Timur naquit à Kesh connue aussi comme Shahr-i-Sabz, « la ville verte » en 1336. Il était le fils du chef de la tribu Barias, une des tribus de Mongolie qui avait constitué les hordes de Gengis Khan. Après avoir unifié l'Asie Centrale, il créa un empire puissant et fit de Samarcande la capitale de son empire. A partir de 1380, il conquit l'Iran, l'Iraq, la Syrie, la Turquie, l'Inde.
La restauration et le développement des villes (spécialement Samarcande et Shakhrisabz) ravivèrent le commerce, l'artisanat, la science et les arts. De tels monuments comme la mosquée de Bibi Khanim, le complexe de Shakhi Zinda, la place Reghistan, le mausolée Gur Emir datent de cette période et existent toujours actuellement. Il fut stoppé dans son parcours vers la Chine.
Samarcande devint un paradis pour les étudiants et les artistes. Son petit-fils Ulug beg, fut une des plus grande figures de la science du Moyen Age et soutint les arts et la diffusion du savoir. Un observatoire astronomique fut crée à Samarcande. A côté furent érigé trois médersas : à Samarcande, Boukhara et Gijdivan. Ulug beg enseigna à la médersa de Samarcande.
En 1500, l'Asie Centrale devint la scène d'une bataille entre les derniers Timourides et les tribus nomades Ouzbékes menées par Muhammad Sheybant. Il vainquit Babur, un petit-fils de Tamerlan et établit le contrôle Ouzbek sur le territoire de l'Asie Centrale. Babur s'échappa de sa patrie et devint le fondateur de l'Empire des Grands Mongols sur le territoire du Nord de l'Inde.
Dans la moitié du 18ième siècle, trois dynasties ouzbékes s'installèrent et se mêlèrent à la population locale Turques divisant l'empire des Sheybanides en trois : les émirats de Boukhara, le kanat de Kokand et de Khiva. Ils existèrent environ un siècle et furent dissous par les Russes en 1860 à 1884.
Le Turkestan devint une colonie Russe bien que l'administration était toujours formée des anciens fonctionnaires. Leur autorité fut préservée sous le protectorat Russe.
Entre 1922 et 1991, l'Ouzbékistan fut une des 15 républiques membres de l'Union Soviétique. En septembre 1991, l'effondrement de l'Union Soviétique marqua son indépendance.
Samarcande est la seconde ville la plus densement peuplee et la plus grande en terme d'importance après Tachkent. C'est une destination touristique très connue dans le monde. La ville est localisée sur la rive gauche du Zerafshan. De 1924 a 1930, c'était la capitale du Turkestan ASSR.
Samarcande est une des plus anciennes villes du monde. Au premier millénaire avant JC, elle existait déjà sous le nom de Marokanda ; plus tard la ville acquit le nom d'Afrosiab. Elle fut conquise par les troupes d'Alexandre Le Grand, un calife arabe ??? et Gengis Khan. C'était la capitale d'un puissant pays, le centre du vaste empire du Grand Tamerlan qui prit soin de ses fortifications et de sa beauté.
A l'époque des Timourides, Samarcande atteignit son apogée. De magnifiques tuiles bleues, des formes architecturales exquises, des ornemements aux formes végétales et géométriques complexes décoraient les monuments.
Les célèbres ensembles de la ville sont la place Registan avec ses trois remarquables medersas : medersa d'Ulug beg, Sherdor, Tiiiya Kori, le complexe de Shakhi Zinda qui comporte 11 mausolées avec leurs motifs uniques vernis et la grandiose mosquée de Bibi Khainim.
Le plus fameux monument de la ville de Samarcande est la crypte des Timourides. Le mausolée Gur Emir est un des meilleurs modèles d'architecture du Moyen Age de l'Asie Centrale.
Dans la partie nord est de la ville, un observatoire fut construit en 1428-1429 par Ulug beg qui était un remarquable scientifique, le gouverneur de Samarcande et le petit fils de Tamerlan.
Non loin de l'observatoire, chacun peut découvrir Afrosiab qui était la ville avant l'invasion arabe.
Son histoire est liée à des personnages importants de l'est comme l'astronome Kazi Zade Rumi, le poète Alisher Navoi et Abdurahman Jomiy.
Les pièces maîtresses de l'architecture de Samarcande restent toujours aussi belles pour les touristes du monde entier.
Samarcande aujourd'hui est le second centre culturel et économique de la république. On y trouve des sociétés produisant des bus (SamKochAuto), des ascenseurs, des conserves de fruit, du coton qui joue toujours un rôle majeur dans le développement de la ville.
Boukhara- est une des plus anciennes villes de l'Asie Centrale qui a fêté son 2500ième anniversaire en 1997. Elle fut rajoutée sur la liste mondiale du patrimoine de l'Unesco. Elle est considérée comme un des centres touristiques majeurs de l'Asie Centrale.
Plusieurs fois, la ville fut détruite et conquise mais à chaque fois, elle renaquit de ses cendres. Elle commença à devenir célèbre au 10ième siècle quand l'artisanat et le commerce se développèrent. Elle devint connue en Europe au 16ième siècle de par son commerce.
A différentes périodes de l'histoire, des personnages célèbres y vécurent et laissérent leur empreinte avec leurs chefs d'œuvre comme Ali ibn Sino (Avicenne), Rudaki, Firdavsi, Iman al Bukhoriy, Sadriddin Ayni, Abdurauf Fitrat.
Boukhara est une ville musée ouverte avec 170 monuments architecturaux. Le plus important est une crypte de la dynastie des Samanides (fin 9ième, début du 10ième siècle)- un des premiers fameux mausolées musulmans en Asie Centrale et de l'Orient.
Il a été construit par Ismaël Samani, un des premiers gouverneurs de la dynastie des Samanides du 12ième siècle. La décoration grise n'est jamais la même quand la lumière l'éclaire. Le mausolée est considéré comme le chef d'œuvre de l'architecture médiévale. Il a été bâti avec des briques dorées si habilement que les décorations ne sont jamais les mêmes au fur et à mesure que la lumière évolue au fil du jour. Lors du coucher de soleil, les murs du mausolée apparaissent comme de la dentelle très fine.
Le complexe Poi-Kalyan (12-16ième siècle) trône au cœur de la vieille ville. C'est un minaret de 50 mètres de haut décoré seulement avec des modèles uniques qui embellissent la ville de leur splendeur.
Les dômes bleus de Chor Minor et de la forteresse de l'Ark se remarquent de loin Les anciens monuments préservés de l'Asie Centrale depuis le quinzième siècle jusqu'à nos jours sont les médersas d'Ulugbek et de Kukeldash.
Boukhara est la mère patrie de l'humoriste et sage Khodja Nasreddin.
Amusez-vous avec les anecdotes de Nasreddin Afandi
Afandi et Padishakh
Padishakh voulait devenir un poète. Il écrivit des poèmes et les donna à lire à Afandi en espérant entendre des louanges sur son chef d'œuvre. Mais au fur a mesure de sa lecture, Afandi se raclait la gorge comme s'il avait avalé une mouche.
Alors ? Est-ce que tu as aimé ? lui demanda Padishakh.
Pourquoi écrivez-vous des poèmes Votre Majesté ? Vous feriez mieux de faire du commerce.
« Tu es fou ! » Padishakh perdit son sang froid. « Attachez le à un âne ! » ordonna-t-il.
Afandi passa la semaine dans les écuries pendant que Padishakh écrivait de nouveaux poèmes. Il ordonna de libérer Afandi.
«- Viens ici. Lis ceci. »
Afandi lit et s'en va.
« - Où vas-tu ? » cria Padishakh.
Afandi posa ses mains sur son cœur.
« - Je m'en retourne aux écuries, Votre Majesté….. »
Khiva.La région de Khorezm est située le long du fleuve de l'Amou-Daria, entre les déserts du Kara-Kum et du Kizil-Kum. Khorezm est une des anciennes villes de l'Asie Centrale. La ville de Khiva est la perle de cette region.
Khiva a fête son 2500 ieme anniversaire en 1997 et se situe sur la rive gauche de l'Amou Daria dans la partie de la région moderne du Khorezm en Ouzbékistan. En 1967, elle fut proclamée ville préservée ? et depuis 1990, une part de Khiva, Ichan Kala, fut reconnue par l'UNESCO comme monument historique du patrimoine mondial.
Il est possible qu'il y ait eu des vestiges de ville et d'agriculture dans le district de Khiva au milieu du premier millénaire avant JC. Des fouilles archéologiques ont révèle un nombre de couches culturelles ? correspondant a différentes périodes. Les archéologues ont également trouve des traces d'habitation, des pièces de céramiques, des plats et d'autres trouvailles qui permirent de déterminer le temps des colonies dans la plus basse couche de Ichan Kala datant du cinquième siècle avant JC, il y a environ 2500 ans.
Des traces d'activité d'agriculture ont été trouvées aux alentours de la première colonie ainsi qu'aux alentours des châteaux de Khazarasp, Bazrkala, Khumbuztepa proches de cet endroit.
Vous pouvez voir pour votre plaisir les dômes des mosquées et des minarets parmi lesquels le minaret de l'Islam Khodja. Sa fine tour ornée avec de ceintures décoratives de céramiques blanches et bleues s'élève à la hauteur de 45m.
Kaltor Minor minaret pourrait rentrer en compétition avec lui, étant suppose être le plus grand d'Asie Centrale mais Mohammed Amin khan qui avait commence cette construction, fut tue dans une bataille et son travail resta inachevé. Le minaret avait alors 26 m de haut.
Des monuments architecturaux du 18ieme et 19ieme siècles furent construits dans la nouvelle ville de Ichan Kala, qui est en particulier la partie de Khiva la plus densément peuplée. Elle devint un musée d'architecture dont les bâtiments en sont les pièces maîtresses.
La plus grande medersa est celle de Mukhammad Aminkhan. Les façades sont ornées avec des motifs de briques colorées et des bandes carrelées de majoliques aux ornements en forme de végétaux. Les portes et panjara sont décorées avec de magnifiques sculptures.
La vieille citadelle de Kunya Ark est une construction de Ichan Kala de la fin du18ieme siècle. Elle comprend un arsenal, une usine de poudre a canon, un palais, une court, une chancellerie, l'hôtel de la Monnaie, une mosquée et une place d'exercice pour les entraînements militaires.
Les peuples médiévaux préoccupes plus à préserver les mausolées et les temples, n'ont pas prête attention aux monuments civils. Il a été préserve environ 20 medersas tandis que peu de palais sont restes intacts.
La situation géographique du Khorezm est très favorable à l'agriculture. La région fournit l'Ouzbékistan en riz.
Tachkentest l'une des plus grandes villes de l'Asie Centrale. Elle est localisée dans la partie nord-est de la République, dans la vallée de la rivière Chirchik.
Elle est l'une des plus anciennes villes d'Asie Centrale avec 2000 d'age. Elle porta divers noms comme Yuni, Chach, Shash, Binkent. Le nom de Tachkent fut employé dans les travaux de Beruni et de Kashgariy. Elle surgit dans une vallee densément peuple de nomades et de tribus.
La position géographique de Tachkent a permis d'asseoir sa prospérité, celle-ci étant située sur le passage de la route entre l'Est et l'Ouest.
Les conditions climatiques étaient propices à l'élevage de bétail et à l'agriculture. En un, deux siècles, Tachkent acquit ses principales caractéristiques. La ville était un centre de commerce très actif. Des pièces provenant de differents pays comme Byzance, la Chine furent retrouvées.
Au début du 8ieme siècle, Tachkent fut conquise par des envahisseurs Arabes. La reconstruction de la ville commença au 9ieme siècle mais a 5, 6 km plus loin, au sud ouest de la ville, sur la rive de Bazsuv.
Au 13ieme siècle, elle fut détruite par Mohammed Kharezmshoh. Au 14ieme siècle et à la fin du 15ieme, elle fit partie de l'empire de Tamerlan. La ville était entourée par une nouvelle forteresse. Depuis ce temps, la ville se reconstruisit économiquement grâce au commerce et à l'agriculture.
De nouvelles constructions furent établies et certaines d'elles, comme la medersa Kukeldesh et Barak existent toujours.
Au 19ieme siècle, elle était sous le règne des khanats de Kokand. En 1865, elle fut envahie par les Russes et devint le centre du Turkestan. En 1998 ?, elle devint la capitale du Turkestan ASSR puis fut remplacée en 1924 par Samarcande.
En 1930, elle reprit son statut de capitale du Turkestan ????. Depuis le 31 août 1991, Tachkent est la capitale de la République de l'Ouzbékistan.
Actuellement, Tachkent est le plus grand centre industriel. 20% des produits de la république behold. Il existe plus de 300 compagnies. Tachkent produit des avions, des tracteurs, des ascenseurs, des TV…….
C'est également un grand centre scientifique. Ici fut organise l'Académie des Sciences qui comprend 30 instituts de recherches.
Ces dernières années, la ville est devenue plus moderne.
NurataC'est une ville localisée dans la région de Navoi dans la partie centrale de la République de l'Ouzbékistan. C'est à ce point que Nurata s'effile et rencontre le désert. La chaîne de montagne Nurata est la crête sud qui est située près de la Vallée de Fergana.
Légende concernant le nom de la ville
«Des voyageurs étaient perdus dans le désert et ne pouvaient trouver de l'eau pour étancher leur soif. Comme leur espoir faiblissait, ils poursuivirent leur chemin espérant trouve de l'eau. Apres un temps, ils virent un rayon au lointain. N'en croyant pas leurs yeux, ils poursuivirent leur chemin dans sa direction. Ce rayon les mena à une source d'eau. »
« Nur-Ota » que cela soit en persan ou en anglais signifie père des rayons. « Nur » signifie rayon et « Ota » père.
La faune est riche avec de multiples d'espèces d'oiseaux, mammifères et ???. Plus de 250 espèces d'oiseaux (150 d'entre eux sont constants), 29 espèces ?? et 35 espèces de mammifères. Actuellement plus de 1873 espèces d'insectes ont ete recenses dans la région.
Fergana La vallée de Fergana a toujours eu de l'importance dans l'histoire et la culture de l'Asie Centrale. L'état de Fergana Davan fut le premier mentionné dans les chroniques chinoises pendant le Moyen Age. C'etait une des grandes principautés de Movarounnakhr. La trace des anciennes colonies constitue la preuve qu'en des temps anciens, la vallée a ete habitée par de nombreuses civilisations.
Aujourd'hui la vallée de Fergana est une des plus prospères de l”Ouzbekistan. De fertiles oasis entourent la region. Au Nord de la frontière de la vallee, coule le fleuve Syr Daria qui est formé par la confluence de deux fleuves plus petits : le Karadarya et le Naryn. Les grandes villes de la vallée de Fergana sont Fergana, Kokand, Andijan et Namangan.
Margilan, une des plus anciennes villes de l'Asie Centrale, remémore l'invasion d'Alexandre le Grand. Il est connu de sources historiques que le grand conquérant envahit le territoire de Khodjent à Uzgen et que sur le chemin du retour, il traversa la ville qui plus tard fut appelée Margilan. Au dixième siècle, Margilan etait déjà la plus grande ville de l'oasis de Fergana et était reputée pour ses fabriques de soie. La soie était livrée par des marchands en Egypte, Grèce, Bagdad, Khorasan et Kashgar. Actuellement on peut aussi appeler Margilan la capitale de la soie de l'Ouzbekistan.
Actuellement, Fergana est un important centre industrial d'Ouzbékistan et la seconde ville de la République après Tahskent en ce qui concerne l'ensemble des volumes de production. En très peu de temps, sont apparues beaucoup de constructions modernes dans la ville – de comfortables h ô tels, des beaux courts de tennis, un marché couvert, un grand parc avec des lits de fleurs et des fontaines.
Un proverbe de l'Est dit : “ Nouveau chef d'Etat, nouvelle monnaie”. Pareillement, nous pouvons dire : « Nouveau chef d'Etat, nouveau palace ». Dans la violente histoire de Kokand, le palais du Khan Khudoyar préservé jusqu'à maintenant, était le septième ch â teau du chef d'Etat en moins d'un siècle et demi.
La medersa Norbutabi qui a été construite à la fin du 18 ième siècle ; était le plus important centre religieux de la ville. Après que l'Ouzbékistan est gagné son indépendance, cette medersa recommença à fonctionner comme un séminaire et à l'époque, plus de quatre vingt étudiants y étudierent.
La mosque Juma construite au début du 19ieme siècle est considérée comme un magnifique spécimen de l'architecture islamique.
Parmi les villes de la vallée de Fergana, Namangan, la patrie du poète Ouzbek Mashrab se trouve à l'écart. A la moitié du 18ième siècle, Namangan devint le centre de l'administration de la région de Viloyat. En 1875, elle s'unit à la Russie. A cette période, fut fondé une nouvelle ville. Lq nouvelle partie devait ê tre séparée de l'ancienne par un fort qui devint le principal point à partir duquel irradiaient les rues de la ville. Au début du vingtième siècle, Namangan était la seconde ville de la vallée de Fergana en ce qui concerne la population et le volume de coton traité.
Au voisinage de Namangan, se trouve une autre grande ville Andijan, patrie de Zakhiriddin Bobur, poète, auteur du fameux ouvrage épique « Babur-name », homme d'Etat, chef militaire qui conquit l'Inde et forma la dynastie des Grands Mongols.
En 1902, Andijan subit un terrible tremblement de terre et la ville fut reb â tie. De tous les b â timents historiques seulement la medersa Jami fut preservée.
Andijan aujourd'hui est un des plus grands centres industriels d'Ouzbékistan. Beaucoup d'entreprises industrielles modernes sont apparues récemment dans les dernières années : une importante joint venture produisant des voitures, une société d'ingénierie, une manufacture de coton, une usine de textile.
Nukus Nukus est la capitale du Karakalpakistan, très belle ville moderne et centre économique et culturel de la vie de la République. Les premiers rapports de la ville remontent à la moitié du 19ième siècle. A cette époque, c'était un village forme de rangées de yourtes entouré par de hautes clotures d'argile. En 1932, Nukus obtint le status de ville et en 1939, elle fut proclamee capitale du Karakalpakistan. Aujourd'hui en dépit du fait que les sables du désert Kyzylkum approchent très près des murs de la ville, les rues et avenues de la ville sont verdoyants et les places décorées de fleurs.
Toute personne qui visite Nukus visitera le musée d'art, nommé ainsi d'après son fondateur et son premier directeur Igor Savitskiy. Etudiant à l'institut de l'Art à Moscou, il fut évacué vers l'Asie Centrale lors de la seconde guerre mondiale. Là, il se passiona pour l'archéologie, l'ethnographie et les cultures anciennes de la région et sa passion de l'art le firent rester jusqu'à la fin de sa vie.
Savitskiy fut très occupé à préserver les peintures d'artiste Russes d'avant garde, réprimés et exilés en Ouzbékistan pendant les années du stalinisme. Il trouva beaucoup d'oeuvres dans les fondations des maisons et des greniers, cachées par les propriétaires par crainte d' ê tre poursuivi pour contact avec des formalistes d'art. L'enthousiasme et le désintéressement de Mr Savitskiy lui permirent de créer la fondation pour la future exposition du Musee de Nukus qui fut inauguré en 1966.
Dans le musée sont exposés les travaux d'arts anciens et médievaux des peuples habitant la région ainsi que des articles témoignant du commerce et de liens culturels des Khorezmiens avec l'Orient et l'Occident. Les plus anciens objets du Musée sont des statues en terracota Zoroastrienne d'une déesse de la fertilité – Anakhita, des ossuaires ( vaiselle avec des restes humains d'anc ê tres qui étaient des adorateurs du feu) décorés avec des images de lion, images de t ê tes masculines et féminines.
La période tardive de l'Antiquité du 1er au 4ième siècle avant JC est representée par une épingle de bronze à la forme d'une main tenant une pomme, une chevaliere Uzbeke en argent représentant un dauphin, une statuette d'une femme en terracota tenant une grappe de raisin. On trouve egalement des lampes de bronze et une riche collection de poterie ( khums pour stocker les grains, des cruches avec des décorations en relief) datant du 12-13 siecle.
Les travaux exposés de l'art appliqué du Karakalpakistan datent de la seconde moitié du 19ième siècle, première moitié du vingtième siecle. Ces travaux sont représentés par des articles de bois et de cuir qui étaient largement utilisés par les nomades durant leur campagnes militaires, selles decorées avec de l'argent, récipients pour des articles de vaisselle, mortier pour tabac, des portes sculptées pour des yourtes.
Les tapis sont d'un intér ê t special car largement utilisés par les Karakakkaks pour les décorations de leurs yourtes. Ceux-ci sont des tapis aux motifs striés « beldeu » et « akbastur » manufacturés selon des techniques uniques de tissage .
Sont également montrés beaucoup de costumes nationaux, des petits sacs de thé, des coiffes de mariage "saukkele” brodées avec de la soie et des perles ainsi qu'une luxueuse collection de bijouterie ancienne du Karakalpakistan, faits avec de l'argent incrustés de turquoises qui impressionneront tout le monde.
Termez La vieille ville de Termez fut formée sur la rive droite de Djaikhun-Amu Darya à un endroit d'accés facile, pour traverser la rivière, à l'intersection de la grande route de la soie, cinq kilomètres au nord-ouest de la ville de Termez actuelle. Pendant des siècles, elle s'est développée comme une des villes phare de Bactria puis de l'empire de Kushan.
La ville moderne, elle, se développa à la fin du 19ième siècle. Elle ressemblait à un métissage de villes européennes et asiatiques avec des bâtiments à étages, des bureaux publics construits avec des briques cuites, des résidences bâties avec des briques séchées au soleil. Les toits comme en Orient sont plats et la disposition des fenêtres, comme en Occident, tournées vers la rue. Les maisons sont entourées de jardin et les allées bordées d'acacias, d'ormes, de platanes. Aujourd'hui Termez est une ville moderne, le centre de la région de Surkhandarya d'Ouzbékistan.
A l'époque de l'ancien Empire de Kushan formé au premier siècle après JC, la ville se prénomma Termit et devint un centre administratif et religieux de Bactria Nord. Les rois de Kushan étaient très tolérants pour toutes les religions ( Zoroastrisme, Hindouisme et autres). Le Bouddhisme était très développé. C'est a partir de cette région que beaucoup de missionnaires partaient pour la Sogdiane au nord, Margiana à l'ouest, Chine et Tibet ou ils propageaient l'enseignement du Bouddha.
La découverte du site d'anciennes colonies de Dalverzintepa situées à 60 kilomètres de Termez, non loin de la ville de Shurchi, fut un véritable événement dans l'histoire de la culture mondiale. De nombreux archéologues trouvérent des articles d'origine bouddhiste ou helenistique. C'est la preuve que Dalverzintep était situé sur une des plus anciennes branches de la route de la Soie qui allait de Termita vers la vallée de Surkhan. Par conséquent, les routes caravanières qui menaient vers la Tour de Pierre étaient probablement situées dans la région de la moderne Tashkent et mentionnées dans l'ouvrage « Geography » de Claudius Ptolemy qui décrivit la route de la Syrie vers la Chine.
Dans la région de Dalverzintepa, les archéologues découvrirent les ruines de sanctuaires bouddhistes construits approximativement au premier siècle après JC, à en juger par les pièces retrouvées sur le site. Il y avait le stupa, la pièce de prière appellé « entrée des rois » richement décorée avec des sculptures représentant des images bouddhistes et hellenistiques séculieres. Une des plus belles images sculptées est la tête d'hommes d'état de Kushan portant leurs coiffes. Les éléments grecs de la culture de Bactriane sont présentes dans les détails de l'architecture, des bases Attiques des colonnes dans les feuilles d'acanthus ? et les plis des vêtements des figures sculptées.
Il fut retrouvé également le second complexe bouddhiste et des statues de Bodkhisatva ainsi qu'un temple Bactrien ? avec des murs peints qui représentent des prêtres et des nouveaux-nés.
Les vestiges de monuments bouddhistes ont été retrouvés jusqu'à aujourd'hui. Sur le territoire de Surkhandarya, les archéologues ont revélé plusieurs sites d'anciennes colonies comme Khalchayan, Zartepa, Fayaztepa, Airtam, qui sont la preuve d'une culture matérielle et spirituelle de peuple vivant dans ces contrées.
Un des plus grands monuments importants du monde musulman est le caveau de Khakim at-Termezi, le patron spirituel de la ville, le théologien scientifique, fondateur de l'ordre des derviches "Khakimi". Son millième ? anniversaire fut fêtee en 1990 en accord avec la décision de l'UNESCO. Le complexe fut construit au 9ième siecle et durant les siècles suivants. Au 14ième siecle, un nouveau caveau avec une pierre tombale en marbre gravé fut erigée près de la façade du mausolé. Les descriptions instructives de la vie du saint avec un aphorisme sur la vie humaine ?? était inscrit sur les murs en caractères arabiques.
A environ 3 kilomètres de la vieille Termez, se trouve un ch â teau du 9ième siècle au nom romantique de Kirk-Kiz ou quarante filles.
Selon la légende, c'est dans ce château que la reine Gulayim avec ses compagnons d'armes repoussa le siège des envahisseurs étrangers. L'information historique indique que la ville fortifiée avec les massives tours dans les coins fut le patrimoine de la dynastie bien connue des Samanides.
Parmi les monuments architecturaux, le complexe Sultan-Saodat est le plus remarquable. Cet ensemble fut construit durant 5 siècles, du 9ième au 14 ième siècle. C'est une sorte de musée particulier d'architecture médiévale. Les investigations historiques et les fouilles archéologiques prouvent que depuis le 9ième siecle, Termez se développa dans un grand centre de commerce et artisanal en lien avec la Chine, l'Inde, Byzance, Parphia ?, l'Egypte, Rome, Afghanistan, la côte de la mer noire. Un grand nombre de marchandises incluant du blé, du coton, de la soie et de la laine, des tapis étaient apportés dans la ville aussi bien qu'exportés.
Comme beaucoup de villes asiatiques, Termez souffrit de l'invasion destructive de Gengis Khan en 1220. Dans la seconde moitié du 18ieme siècle, elle fut complétement détruite, seulement deux kishlaks restèrent dans la banlieue. Dans une d'elles, viz Pattakesar, à la fin du 19ième siècle, la Russie construit le point de la frontière appellé « Termez Tract ».
Durant la période soviétique, Termez fut pratiquement fermée aux étrangers. Aujourd'hui, au contraire, la ville sur l'Amoudaria est visitée par un nombre croissant de touristes qui aimeraient pénétrer le mystère et la beauté des époques passées. Chaque colline garde quelque chose d'impalpable, chaque monument est une légende. La ville moderne de Termez fonctionne toujours comme l'avant poste de l'Ouzbékistan, le chainon de connexion avec les états voisins.
Shakhrisabz Shakhrisabz est l'une des plus vieilles villes du monde. Selon les scientifiques, elle a 2700 ans. L'ancienne Shakhrisabz s'est élevée au pied du fleuve Zarafshan, dans la vallée du fleuve Kashkadarya. Au cours des siècles, la ville a connu des expériences heureuses et dramatiques.
Occasionnellement, elle tomba en décrépitude mais à chaque fois, elle renait de ses cendres sous des noms différents : Gava, Sugda, Nautaka, Kesh mais cela reste la même ville et sa reconnaissance fut préservée. Au IV siècle avant JC, les troupes d'Alexandre le Grand restèrent un temps. Au VII siècle, la ville fut assiegée par les Arabes. En temps de paix, la ville prospéra et se développa grâce à son emplacement sur la route de la Soie.
Shakhrisabz, ville verte, ville natale de Tamerlan, le vit naitre et grandir. Le grand seigneur lui même crut que son âme s'éleverait jusqu'au trône de Dieu. Il fit construire une crypte pour lui méme. Mais la destinée avait d'autres intentions. Temur naquit en 1336 et montra d'exceptionnelles aptitudes tout en étant jeune.
Quand il eut 25 ans, il était déjà gouverneur de Kesh, nom de l'époque de Shakhrisabz.. Il est dit qu'un jour, Temur regarda une fourmis grimper sur une tige. Elle glissait, tombait mais à chaque fois recommencait à monter pour finalement atteindre le sommet. Jeune homme, il pensa si une fourmis peut reussir pourquoi pas moi ? Et c'est ce qu'il fit. Il vainquit et captura le sultan Turc Bayazed, ainsi que la horde ???? de ??. Il fit de triomphantes campagnes en Iran, Caucase, Inde et Asie mineure.
Ayant crée le vaste état de Movarounnahr et devenu l'emir absolu, Temur fit de Samarcande sa capitale. Mais il prêta toujours attention à sa ville natale. En essence, elle était la seconde capitale de son empire. Le descendant de Temur, le fondateur de la dynastie des Grands Mongols écrivit : « Comme Kesh etait la ville de naissance de Temur, il fit un grand travail pour en faire un piedestal du trône. »
Les meilleurs architectes, entrepreneurs, maitres du décor érigérent avec les maitres locaux de majestueux bâtiments incarnant l'expérience et la traditions de pays divers. Leur créativité a donné de magnifiques résultats due a la fusion des savoirs, l'expérience des différentes traditions et les efforts réunis posérent les pions fondamentaux de ce qui allait déterminer les caractéristiques architecturales de l'Asie Centrale de la fin des XIV-XV siècles.
Ak-Saray Palace est un exemple de la principale résidence gouvernementale. La construction du palace commenca en 1380 mais en 1404, elle n'etait pas encore fini. L'arche de ce magnifique bâtiment avait une travée de plus de 22 métres, la plus grande parmi les contructions de Temur.
La totalité couvre de magnifiques tuiles vernies habillant sa surface, les mosaiques bleues et majoliques régnent partout. L'inscription « Si quelqu'un souhaite nous connaitre, nous lui conseillons d'observer les monuments que nous avons construits. » fut écrit sur le tympan.
A l'époque de Temur et des Timourides, l'ensemble des contructions des villes était largement répandu. Shakhrisabz peut être considerée comme l'exemple type. La ville présente avec fierté des complexes comme Dorus-Tilyavat et Dorus-Saodat. Dorus-Tilyavat est formé de 3 bâtiments d'anciennes nécropoles de nobles locaux. Ce sont deux mausolés Shamseddin Kulyal et Gumbazi Seidon et la mosquée Kok- Gumbaz.
Au milieu du 19ième siècle, près du mausolée de Jakhongir, fut construite la mosquée de l'imam Khazat . Actuellement, elle est très active hautement estimée par les croyants.
Arts et culture
Mode de vie et traditions
L'Ouzbékistan est un pays musulman sunnite. Cet islam particulier mélange des traditions religieuses et culturelles plus anciennes encore, réminiscences de mazdéisme, de zoroastrisme, de chamanisme et de traditions liées à la vie nomade de certains endroits.
La tradition d'accueil et d'hospitalité est une constante en Asie Centrale. Il n'est pas rare pour un touriste de se faire inviter à manger et à dormir par l'habitant pendant plusieurs jours de suite. La règle musulmane concernant l'hospitalité est de trois jours durant lesquels on est hebergé par l'hôte, on rencontre sa famille, ses voisins.
Dans l'ensemble, l'Ouzbékistan pratique un islam " light ", très tolérant et ouvert. Seules quelques mosquées de la vallée de Ferghana sont fermées aux femmes.
La principale fête en Asie Centrale est « Navruz » ("nouveaux jours"), une adaptation islamique des anciennes célébrations de l'équinoxe de printemps, fêtée aux environs du 21 mars. Au programme : jeux traditionnels, musique, représentations théâtrales, spectacles de rue et foires hautes en couleur. C'est à Samarcande que cette manifestation est la plus exubérante. Le « Ramadan », qui dure un mois, pendant lequel on jeûne du lever au coucher du soleil, est peu observé dans la plus grande partie du pays, et les voyageurs n'auront aucun problème pour s'approvisionner. Au cours de « Qurban », la fête du Sacrifice, on immole des animaux et l'on partage la viande avec la famille ou les pauvres.
Artisanat et vêtements
Lors de ses conquêtes, Tamerlan épargnait les meilleurs artisans et les ramenait à Samarcande, où ils venaient grossir les rangs des bâtisseurs. La plus éclatante illustration des compétences et des inovations de ces artisans sont les tuiles émaillées polychromes, les motifs peints sur ou sous la glaçure, les mosa ? ques de fines pièces de céramique glaçurée taillées au ciseau, ou encore en terracotta moulée, sculptée puis émaillée. Les secrets de fabrication et de glaçure étaient transmis de père en fils, chaque région possédant ses couleurs et ses motifs. La céramique est un point fort de la tradition d´Asie centrale faisant preuve de créativité. Aujourd´hui des centre d'artisanat regroupent des maitres artisans qui apportent un nouveau souffle à des traditions anciennes, dans les domaines de la céramique, des textiles, du travail sur bois ou sur métal.
La soie fut la monaie de référence des commercants chinois et perses pendant des siècles. Cette « invention chinoise » aurait été découverte par hasard il y a plus de 4500 ans. Pendant presque trois mille ans, l´Empire du Milieu a su conserver le secret et le monopole de sa fabrication. La première manufacture francaise ne fut ouverte à Lyon qu´au XIVe siècle. Aujourd´hui il existe des fabriques artisanales à Marguilan et Boukhara qui utilisent les techniques traditionnelles de fabrication de la soie. Les étoffes sont tissées à la main, les motifs des khan atlas sont inspirés des symboles ancestraux, à la fois géométriques et floraux, censés protéger du mauvais oeil : tulipes, poivre, pavots, papillons, etc.
En Asie Centrale, le costume traditionnel fait partie intégrante de l'identité culturelle, ethnique et religieuse. L'élément le plus impressionant de l'habillement masculin est la « tchapan », un long manteau attaché à la taille par un « turma » , large ceinture. Le port de la caractéristique calotte « doppie » noire et blanche brodée de motifs floraux stylisés est très répandu, elle sert de marque aussi religieuse qu'ethnique. Les calottes aux broderies bigarrées sont réservées aux filles célibataires, les femmes mariées se couvrant ordinairement de foulards colorés.
La broderie est également un art séculaire d'Asie Centrale, les femmes passent des années entières a broder d'immenses panneaux de tissu, les « souzana » , tenture en coton, de taille variable, vendues sur tous les bazars d´Ouzbékistan. Ces tissus brodés étaient destinés à recouvrir le lit des jeunes mariés et c'était une des pièces indispensable à la dot qu'apportait la femme à son mariage. Par la suite, ils furent utilisés comme panneaux muraux. Recouvert de motifs traditionnels, les symboles représentés variaient suivant les régions, mais avaient toujours un rôle protecteur.
Symboles nationaux
Le symbole national de l'Ouzbékistan est l' «Humo» , un oiseau divin qui puise ses origines dans les légendes iraniennes. Tamerlan est évidemment la figure légendaire de l'Ouzbékistan. Des statues, des rues, des squares, des musées portent son nom à travers tout le pays et ont remplacé les incontournables avenues Karl Marx ou Lénine de l'époque soviétique.
Drapeau national
Le drapeau ouzbek est composé de trois bandes horizontales : bleue, blanche et verte, séparées de deux liserés rouges. Dans le coin gauche, sur la bande bleue, figurent un croissant de lune et douze étoiles pour les douze mois de l'année de l'indépendance. Le bleu rappelle la couleur de la bannière de Tamerlan. Le blanc symbolise la pureté et la paix, et la bande verte est la couleur de l'islam.
Hymne national
L'hymne national ouzbek a été écrit juste après l'indépendance par Abdullah Aripov sur une musique composée par Mutal Burkhonov. Il vante les mérites du pays et de ses habitants, fiers d'y être nés et d'y vivre dans la paix.
Fêtes et jours fériés
- 1er janvier : Nouvel An.
- 8 mars : fête de la femme.
- 21 mars : Navrouz. Fête du printemps, qui tient lieu de nouvel an oriental.
- Première semaine de mai : festival " soie et épices " à Boukhara.
- 9 mai : jour de la victoire sur le fascisme. Défilés et commémorations.
- 1er septembre : célébration de l'indépendance.
- 1er octobre : jour des professeurs
- 8 décembre : jour de la Constitution.
- Fêtes à dates variables : le ramadan et le kurban ha?t, fin du ramadan.
La cuisine d'Asie centrale n'est pas courante en Occident mais les spécialités sont savoureuses. Le plat national ouzbek est le och , ou plov en russe, à base de riz sauté et de viande de mouton. Il existe une centaine de recettes selon les régions. ? Boukhara, le riz n'est pas sauté, mais bouilli. Dans la vallée de Ferghana, il est accompagné de feuilles de vignes farcies de viande et d'oignons. Ailleurs, il sera agrémenté d'ail, de pois chiches ou de raisins secs. Le plat est traditionnellement cuisiné le dimanche, ainsi que pour toutes les grandes occasions : navrouz (jour de l'an), fin du ramadan, mariage, anniversaire... Dans les tchaykhanas des bazars, on en trouve tous les midis.
L'autre spécialité culinaire est le chachlik , littéralement “six morceaux ". Ce sont des brochettes composées de six morceaux de viande et de gras, ou bien uniquement de gras. Les plus communes sont à la viande de mouton, mais on en trouve également au boeuf ou au poulet. Les kebabs ou - viande rôtie - sont des pièces de viande hachée, moulées à la main autour de la brochette. Chachliks et kebabs se mangent accompagnés d'oignon au vinaigre. La viande est légèrement épicée ou parfumée à la coriandre.
Enfin, les bazars regorgent d'autres spécialités ouzbeks, ouighours ou kazakhes. Les plus courantes sont les laghmans , de longues nouilles qui se mangent en soupe ou sautées, les manty , de gros raviolis cuits à la vapeur et fourrés de viande et d'oignon, les chuchvara , des raviolis également, mais qui sont garnis de carotte ou de potiron ou encore le bechbarmak , une spécialité des nomades kazakhs, faite de viande bouillie de mouton ou de boeuf et de morceaux de foie, servie avec des oignons, des pommes de terre et des nouilles.
En septembre et octobre, les bazars se gorgent de fruits et de légumes d'excellente saveur, dont la plupart proviennent de la fertile vallée de Ferghana. C'est aussi la saison du melon, des pastèques et des citrouilles. Dans les bazars, quand kovun sayli, la fête du melon bat son plein, on procéde à l'élection des meilleurs produits du pays.
Boissons
Le thé , vert ou noir, est la boisson incontournable en Ouzbékistan. Servi à toute heure de la journée, en guise de bienvenue, d'au revoir, ou juste pour passer le temps, le thé est une véritable religion et le servir obéit à tout un cérémonial. Il est préalablement versé trois fois dans une tasse et reversé à chaque fois dans la théière. Ces trois répétitions symbolisent loy , l'argile, moy , la graisse et tcha? , le thé ou l'eau. Le premier étanche la soif, le second isole du froid et du danger, le troisième éteint le feu. Les tasses ne sont jamais remplies, ce qui signifierait qu'il est temps, pour l'invité, de partir. Remplir une tasse est très mal perçu par celui qui la reçoit. La main gauche étant impure, théière ou tasses doivent êtres prises ou données de la main droite.
La vodka est la seconde boisson en Ouzbékistan, un peu moins traditionnelle, mais tout aussi présente.
Recette Palov
Pour 7 personnes
Ingrédients:
1 kg de riz
500 gr de viande de boeuf ou mouton
150 à 200 gr de pois chiche
0,5 de litre d´huile de coton , colza ou tournessol
3 ou 4 oignons
400 gr de carottes
du sel
des épices comme poivre, cumin, thym, etc
Préparation :
Faire tremper les pois chiches dans l´eau froide pendant 10 à 12h.
Couper les carottes en batonêts, la viande en morçeaux et les oignons en lamelles.
Dans une casserole faire revenir la viande dans l´huile chaud pendant 15 minutes.
Rajouter les oignons et faire cuire pendant 3 à 4 minutes. Ajouter les carottes coupés
et faire cuire pendant 15 minutes. Après couvrir d´eau, saler et laisser bouillir. Mettre le riz
dans la casserole et rajouter de l'eau à hauteur de la phalange de l´indicateur.
Baisser le feu et faire cuire pendant 20 à 25 minutes jusqu´à la disparation de l´eau et laisser
cuire encore 15 min toujours bien couvert.
Dresser dans une grande assiette tous les ingrédients ensemble ou séparés par couches : riz
après les carottes et finalement la viande . Servir.
Bon appétit.
Vin
Comme l'art, la musique et la littérature, l'appréciation du vin est un sujet d'esthète. Quel est votre poison ? Fruité, capiteux, parfumé, fleuri ou au bouquet boisé ? Etes vous amateur de vin rouge? Blanc? Rosé ? Affectionnez-vous les vins secs, doux ou demi doux? Faites vous acte d'allégeance devant un Pinotage, un Muscat ou un Reisling? Ou ne vous autorisez vous ce plaisir seulement que lors des grandes occasions?
Etapes de la fabrication du vin
La fabrication du vin peut-être retracée le long de la route de la Soie, bien qu'il soit incertain de savoir si le vin est originaire de l'est ou de l'ouest. Bien avant que le moine Dom Pérignon ne crée le champagne, les grains étaient utilisés pour orner les corps prêts à être enterrés. Des années plus tard, de grands réservoirs cylindriques abritaient des vins primés qui étaient scellés avec des couches d'huile d'olive, empêchant le contact de l'air avec le vin.
En 1915, un vigneron français vint en Ouzbékistan et testant la qualité du vin, il remarqua combien le goût était proche de celui du champagne ainsi fut donné le nom de Shampan au vignoble de Parkent.
Aujourd'hui, les vignobles produisent d'excellents vins, nichés dans les flancs des montagnes de Tien Shan . Le taillage effectué en hiver gouverne la taille de la vigne et le nombre de grappes. Le bon vin dépend de la qualité de la culture qui est affectée par les conditions climatiques. Les gelées tardives peuvent nuire à la croissance du vignoble, des températures trop froides peuvent empêcher la pollinisation, l'humidité peut apporter des maladies. Des climats plus froids produisent une récolte avec un taux de sucre bas mais un contenu en acide fruité élevé caractéristiques des meilleurs vins.
Il faut compter quatre années pour qu'une vigne devienne productive après avoir été plantée. Les fermiers comptent uniquement sur la pluie pour l'irrigation et comme la nature diffère d'une année à l'autre, il en est de même pour le vin. Les vignobles de Zarkent furent plantés 30 ans plutôt. Le rendement varie entre 100 et 180 tonnes selon les années.
Aux heures fraîches du matin, entre Septembre et Octobre, des camions spécialement bachés arrivent des vignobles portant entre 2-4 tonnes de grappes cueillies à la main. C'est ici que le vigneron Mr Abidov Abdurakhman élevé le taux de fermentation.
L'air froid aide à retenir la fraîcheur et le goût fruité des grappes pendant qu'elles sont transportées aux stations de pesée.
Une fois pesée, les grappes sont directement déversées dans un container puis transférées dans le pressoir. Les pépins ne seront pas pressés, seuls les grains le seront. Actuellement les grappes sont pressées dans un système spécial où les baies sont séparées des tiges. Dans le vin rouge, les tiges sont automatiquement expulsées à la fin du pressage alors que pour le vin blanc, les tiges facilitent le drainage.
A cette étape, les grappes sont naturellement saturées d'air. Les solutions d'anhydride sulfurique et de bentonite sont introduites pour préserver de l'oxydation, des levures et bactéries qui peuvent gâcher le vin.
Les vins rouges et blancs reçoivent des traitements différents. Le contact avec la peau du grain doit être maintenu un minimum permettant ainsi d'obtenir une couleur correcte et un minimum d'acidité. La pulpe est ensuite pompée vers des containers de fermentation pendant deux à trois mois, le temps nécessaire à la fermentation.
Alcool et dioxyde de carbone résultent du processus de fabrication du vin. La fermentation peut durer entre 14 et 21 jours. Cela est fonction du millésime. La vinification et le savoir faire du vigneron détermineront la qualité du vin final qui pourra être mousseux, doux, sec, rouge, rosé.
Le vigneron, comme un artiste, peut mélanger différentes variétés provenant de Samarcande, de Tachkent. Le mélange en aucun cas ne diminuera la qualité mais tout au contraire créer des lignées réputées comme le Champagne , le Bordeaux.
A la fin de la fermentation, le vin est amené à Krasnogorsk dans la région d'Angren où se font les mélanges et la mise en bouteille. Lors de celle-ci, au fur et à mesure que le niveau de vin augmente, l'air est expulsé. Le vide ainsi crée une force de succion qui aide à mettre le bouchon dans la bouteille. Le liège est utilisé pour les vins et les bouchons en plastique pour les vins mousseux. Les grappes de raisin blanc comme le Rekacitely, le Bayan-Shirey ou le Kuldjinsky et les grappes de raisins rouges comme Tayfy sont utilisés pour produire les vins comme le Pino, le Sapiravy et le Caberae.
Le vin doit être stocké dans des lieux aux températures fraîches. Les vins rouges devraient être servis à la température à laquelle il a été conservé dans le cellier. Ainsi vous pourrez l'apprécier pleinement tout en trinquant à la santé de vos amis.
Traditions de la vinification en Ouzbékistan -Visite de l'usine de Samarcande (de Mr Khovrenko)
En 1868, le célèbre homme d'affaires Dimitri Filatov fonda une petite entreprise pour la production de vins et de cognacs à Samarcande. Rien n'était adapté dans cette usine, les vignobles n'étaient pas faits pour cet usage mais en quatre ans, les vins des jardins de Filatov de Samarcande ont été récompensés avec des médailles d'or et d'argent dans les grandes compétitions internationales de Paris et de Antwerpen. Depuis les vins et les cognacs ont reçu 36 récompenses et médailles. Fin septembre, nous avons visité l'usine de vin nommée d'après le professeur M. Khovrenko.
Cette usine possède un musée, fondé par H. Yusupov qui n'avait jamais eu de rapport quelconque avec la production de vin mais était un grand admirateur de vin et patriote.Au grand dam des employés de l'usine, les touristes passent à côte de ce musée sans le voir. Il est très petit mais à beaucoup de choses intéressantes à voir : bouteilles de différentes formes, échantillons de label de 1909, des coupures de journaux de 1917, un étalage des récompenses de l'usine et des photos des vignerons. N'hésitez pas à lui consacrer dix minutes de votre temps, vous ne le regretterez pas. La qualité de ces vins fut récompensée en 1887 par Alexandre III avec une médaille spéciale pour zèle et art.
L'usine crée par Dimitri Filatov pendant les années de la Révolution Russe (début XIX siècle) se retrouva sans propriétaire lorsque celui- ? i s'échappa pour une destination inconnue. Il cacha au préalable une collection unique de vins et de cognacs qu'il emmura dans les fondations de l'usine. Le reste de la vie de D. Filatov reste inconnu.
La jeune république d'Ouzbékistan expérimenta des difficultés économiques mais fut capable de fournir les moyens nécessaires à la reconstruction de l'usine au cours de laquelle, un ouvrier âgé en sondant les murs permit de retrouver la fameuse collection dans les fondations.
Trois mille bouteilles recouvertes d'une couche de suie et de moisissure de pénicilline furent retrouvées. Les vins étaient déposés depuis 1908. La célébrité de l'usine commença en 1927 quand un scientifique Russe chimiste Mikhail Khovrenko devint son directeur. Il développa des protocoles de vérification de qualité de vin comme le Gulia-Kandoz, Shirin, Liqueur Kaberne, Aleatiko et autres.
Lors de notre visite, Larisa, le manager de la pièce des dégustations et microbiologiste de l'usine nous guida, nous marchions le long des corridors parmi de grands tonneaux quand une voix féminine demanda d'une voix forte « Qui est-ce Bon Dieu ? ». Valentino, une femme âgée nous reçut d'une façon peu amicale. « Ce qui est incompréhensible, poursuivit-elle, est que beaucoup de gens viennent ici mais personne n'aide l'usine à résoudre ses difficultés financières. » Ils boivent palabrent et c'est tout ! Néanmoins voyant que nous n'étions pas des ennemis, elle commença à parler et à se détendre.
Une petite porte menait au cellier où la collection fut trouvée. La fraîcheur, l'humidité et la pénombre suscitaient des pensées mystiques dans nos esprits. Quand nous vîmes la table et les chaises, l'image d'un sombre château se forma. Nous testâmes les vins de Gulia-Kandoz, Aleatiko et d'Ouzbékistan. J'apprécie particulièrement Aleatiko, je suis un admirateur depuis quelques années déjà. Cependant les vins de Samarcande différent fortement de Tashkent de par leur goût. Il est à noter que les groupes de touristes ne sont pas autorisés à visiter le cellier.
La pièce de dégustation est prévue pour une trentaine de personnes. Elle offre la possibilité de tester dix sortes de vins offerts sur un plateau de bois, une pyramide a été construite avec des bouteilles des échantillons de tous les vins et cognacs de l'usine. Nous avons visité les ateliers de production de cognac. Il en existe 5 de la sorte dans l'usine. Les tonneaux de 230 litres à 5280 litres en volume dégagent un indescriptible arôme. Voyez en juste un, goûtez et respirez !
Visitez l'usine nommée professeur M.Khovrenko à Samarcande et prenez plaisir à être au paradis!



